VENDÔME (41) - 15e Promenades photographiques

Du 15 juin au 1er septembre à Vendôme (Loir-et-Cher) : 15e promenades photographiques. Éloge de la lenteur.

Chapelle Saint-Jacques 14h30 > 18h30 · fermé le mardi : payram / Syrie : métal, savon, pierre « Je suis iranien. Né iranien. Je suis photographe. Tireur. Exilé. Je suis toujours exilé. J’ai été contraint en 1983, de quitter définitivement l’Iran. J’ai alors arrêté d’écrire pour me consacrer à la photographie. 20 ans plus tard, j’ai été abasourdi de retrouver en Syrie l’image que je me faisais de l’Iran de mes grands-parents. J’ai reçu ce paysage comme un cadeau d’une autre époque. C’était comme entrer dans un rêve d’enfant fiévreux. Comme un brouillard qui se dissipe. Comme un rêve qui prend chair sur les traces d’un paradis perdu. Le Polaroid 55 et l’épreuve – instantanée, unique et fragile – qu’il laisse m’ont permis de travailler des journées entières aux côtés des artisans syriens sans parler leur langue. Aussi j’ai donné beaucoup de ces épreuves aux syriens que je rencontrais. Les photographies présentées sont une sélection de celles qui me restent ».

MUSEE DE VENDÔME 10h à 12h et de 14h à 18h · fermé le mardi. Barbara Wolff / Ma propre Affaire. Une constante dans l’œuvre de Barbara Wolff est la manière dont elle enregistre les aspects biographiques, les moments décisifs, ainsi que les points clés de sa vie en Allemagne de l’Est et de l’Ouest. Elle crée et réalise de manière presque permanente des œuvres photographiques extrêmement fortes et réussies qui entraînent le spectateur dans son monde d’expérience. Wolff parvient à véhiculer simultanément un sentiment d’abstraction et d’expérience universelle. Ses œuvres ont une validité primordiale et une capacité à révéler des vérités sur l´être humain. Sa signature a une très forte composante humaniste: beaucoup de ses sujets sont des personnes dans leur intégrité immédiate et sans compromis. Ses images créent un rapport et un échange entre le domaine de l’expérience de l’artiste et celui du spectateur. Ces travaux vont au-delà de la documentation d’une réalité. Elle parvient à intégrer dans ses motifs des niveaux de signification/ d´observation, d´état de cause supplémentaires. La capture du sujet est toujours faite avec sensibilité et respect; ses travaux ont une dimension surnaturelle, voire magique. Le travail de Barbara Wolff, quelle que soit la caméra utilisée, du petit au grand format ou au smartphone, présente de nombreuses facettes et saisit la beauté et la magie de l´instant. Néanmoins sa signature est toujours évidente et sa détermination à aborder des thèmes de sa propre manière est toujours palpable, d’où le titre de l´exposition « Ma propre Affaire».

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. ucien Legras, Patricia Legras & Anny Duperey. « Mon père, Lucien Legras, est mort en 1956 (en compagnie de ma mère Ginette), à l’âge de 32 ans. Une carrière en plein essor de photographe d’Art était brisée. Il laissait deux filles : Anny et Patricia. Il laissait aussi un “fonds photographique” important, négatifs, plaques, qui demeurèrent non développés pendant 35 ans. Anny, ignorant quasiment tout du travail de son père, se mit à la photographie noir et blanc et au laboratoire, pendant une vingtaine d’années, sans être véritablement consciente que ses travaux la menaient à lui, jusqu’au jour où elle ouvrit enfin les cartons... Découvrant du même coup que nombre de ses clichés étaient presque semblables à ceux de Lucien. Lorsque Patricia découvrit les photos de son père, c’est en toute conscience qu’elle se lança passionnément dans l’art photographique - s’initiant d’abord avec Georges Fèvre à l’art du tirage - puis photographiant à son tour, avec un goût du cadrage, d’une recherche architecturale de l’image extrêmement proche des recherches esthétiques de Lucien, comme si elle voulait venger sa mort, poursuivre à sa place cette carrière inachevée. Malheureusement, la mort, emportant Patricia voilà une dizaine d’années, brisa encore cette carrière naissante de photographe... C’est donc moi, Anny, la survivante, qui présente ici nos travaux photographiques, pour la première fois réunis, avec cette parenté de regards et de passion. Réunis, oui, dans l’éternité d’instants de beauté captée, lumière encore vivante, sacralisée par la magie de la pellicule ».

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Lucien Legras. « Lucien Legras était photographe. Sa jeune carrière artistique prenait de l’essor, quand il est mort, avec ma mère Ginette, à l’âge de trente-deux ans, par asphyxie accidentelle due aux émanations d’un chauffe bain. J’avais presque neuf ans, ma sœur Patricia seulement cinq mois. Les négatifs de ses photos sont restés dans l’ombre pendant trente cinq ans, comme enterrés eux aussi, recouverts d’une chape de silence; leur existence niée par le regret, la douleur, l’impossibilité de faire le deuil de ces morts tragiques... » Anny Duperey.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Patricia Legras. « Patricia avait seulement 5 mois lorsque notre père Lucien Legras, photographe, mourut accidentellement - en compagnie de notre mère Ginette. [...] Sans enfance commune avec moi, n’ayant quasi rien reçu - si ce n’est la vie - de ces parents, Patricia erra longtemps à la recherche d’une identité, d’une stabilité. [...] Puis elle se lança dans la prise de vue personnelle, avec passion et rigueur, dans le style très pur, et presque architectural, des recherches photographiques de Lucien. Elle alla même à l’extrême de ses tendances - Lucien ne prisait pas beaucoup les portraits, photographiait peu les gens ? Patricia, elle, bannit totalement la présence humaine de ses images. Elle privilégia, comme lui, les brumes, les lumières à la fois glauques et lumineuses, les lignes épurées, le mouvant de l’eau et les gris vivants de la pierre, la poésie des diagonales qui ouvrent l’image, la prolongent hors du cadre de la photo... On pourrait croire, au premier abord, à trop de respect du style de Lucien, à une recherche éperdue du père, au point de fondre ces photographies en une oeuvre commune. Et pourtant, à les bien regarder, les photos de Patricia ont un charme et une beauté bien particulière et originale. Il y a de l’amour, certes, mais aussi une réelle parenté de regard, une filiation profonde, qui n’amoindrit pas l’expression personnelle. Patricia, fille de Lucien, était vraiment photographe. Ces deux-là auraient adoré travailler ensemble... C’est cette complicité qu’elle a inventée, par delà la mort ». Anny Duperey.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Anny Duperey. «  C’est vers 24 ans que j’achetai mon appareil photo […] un Leicaflex Sl2 à cellule incorporée, avec différents objectifs, et surtout un téléobjectif dont je tombai carrément amoureuse : un 180 mm, qui avait le rare avantage d’ouvrir à 2,8. C’est avec cet objectif “qui rend beau”, car il estompe le décor, mettant en valeur le sujet comme s’il n’existait que lui au monde […] Pendant une vingtaine d’années, je m’adonnais passionnément à la photographie […] Je n’avais pas encore, à cette époque, eu le courage d’ouvrir les classeurs et boites qui contenaient les négatifs de mon père photographe disparu. J’ignorais quasiment tout de son travail. Je ne me rendais pas compte que ma passion pour la photographie me menait à lui. Je devais parcourir le même chemin, jusqu’à développer moi-même les pellicules et faire les tirages sur papier avec un agrandisseur, dans ma salle de bain transformée en laboratoire pendant des années, comme il l’avait fait, pour l’approcher, le comprendre. Lorsque je découvris enfin son oeuvre, afin d’écrire mon livre “Le voile noir”, je fus sincèrement ahurie de découvrir que nombre de mes clichés […] étaient presque semblables aux siens... Ô merveilleux mystère de l’inconscient ! Je suis heureuse de présenter ici une petite partie de mon travail inédit de photographe. Heureuse aussi, parallèlement, de faire découvrir - ou redécouvrir - les superbes photos de ce photographe inconnu : mon père, Lucien Legras. Ainsi que celles de ma soeur, Patricia Legras, qui suivit ses pas… ». Anny Duperey.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. franco fontana / Urban landscape. Franco Fontana fut l’un des photographes-couleurs les plus emblématiques de la fin des années 60. En 1970, dans sa série Landscapes, Fontana exarcerbe la sensibilité chromatique et les lignes géométriques inspirées par la nature. Il met le paysage au centre de ses recherches pour ainsi élaborer d’autres mondes. En isolant une suite de formes, de lignes et de couleurs, l’artiste se sert des éléments constitutifs d’un environnement naturel et les instrumentalise pour créer une construction harmonieuse au gré des saisons et de la lumière. Le travail de Fontana, qui se situe entre la représentation de la réalité et une soi-disant réalité, incite à une réflexion sur l’acte de voir, mêlant activités cognitives et imaginaires. L’artiste, par sa photographie, invente subjectivement son propre monde.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Dietrich Oltmanns / Photographies. Autodidacte, Dietrich Oltmanns développe depuis 35 ans des cycles photographiques qui ne parlent pas le langage commun de la photographie. Il a trouvé son chemin et le développe depuis.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Thierry Arensma / Hémopoïesis. Cette exposition nous plonge dans l’histoire d’un lieu, d’une époque et d’une épopée. En 1909, le vétérinaire Gaston Roussel découvre, après une seconde saignée sur des chevaux de la Compagnie des omnibus, un sérum très efficace contre l’anémie: l’Hémopoïetique Il exploite ce sérum sous le nom d’Hemostyl et très vite, un incroyable élevage de chevaux et une vingtaine d’écuries naissent au pied de l’usine. Après la 1re guerre mondiale, 1500 chevaux sont saignés quotidiennement pour ces nouveaux médicaments miracles. Travaillant à partir de prises de vues avant rénovation, l’artiste cherche à conserver une trace d’un lieu qui bientôt aura disparu. Mais cette trace, le photographe la veut esthétique, un regard poétique sur un monde a priori utilitaire. Les « apparitions » chevalines, sorte de fantômes entre les murs de l’usine, semblent d’incongrus surgissements. Ils rappellent combien d’animaux vécurent ici et servirent ce lieu. En juxtaposant le monde organique à celui de la machine, une forme de vie dans cet espace désaffecté, le projet « Hémopoiesis » ouvre une brèche onirique et invite à quelques allers-retours spatio-temporels. Dans ce jeu de croisements signifiants, le titre d’exposition « Hémopoïesis », reprenant la terminologie scientifique du sérum, l’Hémopoïétique, ou l’ensemble des processus cellulaires de la production et du renouvellement du sang. S’y ajoute le sens étymologique et philosophique du terme « poiesis », soit l’idée de la production d’une œuvre, du pouvoir de la création artistique.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Gerardo Custance / spirale. « D’où vient le pouvoir hypnotique des photographies de Gerardo Custance ? Je regardais l’une d’entre elles, prise dans l’encadrement d’une fenêtre. […] Il existe plusieurs versions de cette photo : tantôt la pelouse est presque vide, tantôt les groupes sont nombreux, ce qui suppose que Gerardo est resté longtemps avec son appareil dans l’encadrement de cette fenêtre, non pas pour surprendre une situation inattendue, mais pour éviter tout détail anecdotique et pour aller — selon l’expression courante « au fond des choses ». C’est son regard à lui, son attente, qui donne à cette photo, en apparence réaliste, son pouvoir hypnotique... » Patrick Modiano, Prix Nobel de Litterature.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Stéphane Mahé / Somewhere. C’est un lieu où le temps s’estompe. Un lieu où les contours physiques de la matière s’effacent. Ici, la photographie retrouve la délicatesse des pictorialistes du 19ème siècle. Dans sa proposition, Stéphane Mahé ouvre une fenêtre sur un ailleurs impalpable et nous invite à faire un pas de côté, en quête d’une réalité seconde. Quelque part au bord du monde. Le lieu, le temps importent peu... Ici, celui qui regarde, interprète, invente, raconte son histoire, ses histoires. « Somewhere » est une séquence d’images qui s’articulent comme une respiration fébrile dans laquelle chaque photo, en revanche, est autonome et offre au regard la possibilité d‘un commencement. « Somewhere », c’est bien sûr quelque part ; quelque part entre hier et demain, quelque part entre le coin de la rue, le bout du champ ; un endroit si familier et pourtant, à un détail près, si différent qu’on a envie de venir doucement s’y perdre.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. thomas gosset / Primitive Acids. C’est un conte d’une beauté informelle, sombre et surréaliste: l’artiste pousse le réel et le processus photographique dans ses derniers retranchements pour extraire des sels d’argent sa puissance hallucinatoire en mêlant l’évocation d’une réalité économique et sociale à une représentation plus onirique du monde. Un imaginaire qui “portraitise” le non-visible et l’absurde, empreint d’une sensualité à l’esthétique inquiétante, qui nous projette dans un univers pré-apocalyptique. Sous un baume d’un noir incandescent, cette mythologie contemporaine est l’expression d’une colère sourde où des éclats de rage se dévoilent dans un geste de destruction libérateur comme d’autres peignent sur les murs de révolte en attaquant les nouvelles idoles modernes. L’artiste emmène le regardeur au plus près de ses accidents photographiques, où se côtoient tourbillons aliénants, trous noirs de désillusion et personnages tourmentés. Ces émulsions photographiques «psychédéliques » sont le résultat d’un oeil acerbe sur le monde et d’un travail expérimental minutieux, de la prise de vue à la chambre noire.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi ; Florence Joubert / Gardiens du Temps. « Le météosite du Mont Aigoual est le dernier observatoire météorologique habité de France. Situé sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes du fait de la rencontre du sommet avec les vents méditérranéens. Des générations de personnages se sont succédées dans cette forteresse, scrutant le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui encore, Chantal, Eric, Rémy et Christian, quatre salariés de Météo-France y tutoient le brouillard et les tempêtes, résistant aux assauts répétés du climat et aux évolutions inéluctables d’un métier qui disparaît. Au rythme des saisons et à la lecture des registres d’observation datant du 19ème siècle, j’ai essayé de comprendre la relation spéciale qu’entretiennent les météorologues au temps sous toutes ses formes, d’explorer leur connaissance intime d’un environnement dans son ensemble. Instruments de mesure anciens et modernes, récits d’observation et graphiques délivrant la vitesse du vent ou les variations de pression dialoguent avec les scènes extérieures et forgent une représentation scientifique, mais aussi poétique de ce temps qu’il fait et qui passe. Ces gardiens, à l’abri des épais murs centenaires de l’Observatoire, dans les décors bricolés du musée ouvert l’été semblent convoquer les éléments au dedans pour une dernière danse ».

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Michel DIEUDONNÉ / La Capture. « La Capture » est le résultat d’une rencontre entre une écrivaine, Miryam Louis et un photographe, Michel Dieudonné. Ils ont beaucoup discuté de la mémoire, de la trace. De rencontre en rencontre naît un récit, alimenté de négatifs récupérés. « Tout ce qui est cadré est déjà mort ? » Cette note écrite par l’héroïne nous renvoie aux « travaux » du photographe du roman et au devenir de l’image comme «être». La narratrice et le « preneur d’images » mènent ainsi le lecteur d’un monde à l’autre. Il fallait donc guider le lecteur, de manière allusive et non-illustrative, à travers le roman en s’adaptant au fur et à mesure aux modifications du récit et en respectant les consignes et commentaires de l’écrivaine. En dehors du travail de sélection d’images et de laboratoire, des prises de vue régulières viennent s’intercaler dans les images trouvées. Elles complètent et façonnent l’esthétique générale du livre, subissant parfois un travail de restauration ou de dégradation. Le résultat n’est pas la transposition figurée du texte dont le photographe aurait suivi pas à pas les indications, les consignes. L’image ne restitue pas la narration. Elle l’interprète, elle le nourrit comme pourrait le faire un jeu de photo-langage : elle connecte fiction et réalité et mélange les temporalités. « Passer dans le blanc – du côté de la lumière – elle ne pensait plus qu’à ça. Elle y était presque.» C’est cette tension qui constitue le climat de la capture et des images de cette série.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Dans l’OEil de xavier barral. « Dans l’œil de Xavier Barral » est une installation dédiée au travail de cet éditeur singulier disparu en février 2019. Dans un espace ovale en forme d’œil et à partir de la mise en scène d’une sélection de livres des Éditions Xavier Barral, cette création scénographique est une expérience poétique et immersive au cœur de la page imprimé.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Margaux SENLIS / Propolis. Sensible aux problèmes environnementaux, je me suis récemment arrêtée sur la question de l’effondrement des colonies. Les abeilles et plus largement les pollinisateurs font partie des espèces en voie de disparition. Si on ne prend pas toutes les mesures nécessaires à leur survie, alors elles seront rapidement en voie d’extinction. Les conséquences que cela pourrait engendrer sont immenses sur notre écosystème. Si les facteurs sont multiples, certains produits chimiques comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes sont de plus en plus pointés du doigt. En effet, de nombreux agriculteurs, sous la pression des subventions accordées par les politiques agricoles, utilisent des engrais, pesticides et insecticides de plus en plus efficaces à court terme, mais catastrophiques pour l’environnement. ⅓ de notre alimentation dépend de la pollinisation, ainsi que 80% de l’espèce végétale. Sans abeilles, il n’y aurait donc presque plus d’arbres, de fleurs, de fruits, de légumes… En réponse à ce phénomène de disparition, certaines mesures sont prises comme l’interdiction récente de l’utilisation d’insecticides contenant des néonicotinoïdes. Mais certains mélanges ou “cocktails” de pesticides sont tout autant, voire plus ravageurs sur les colonies d’abeilles. Les mesures prises restent insuffisantes et compliquées face aux lobbyings des grandes entreprises. J’ai voulu rendre hommage aux apiculteurs et apicultrices, mettre en lumière leur métier de plus en plus difficile et leur passion contagieuse.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Antoine DE WINTER / Mémoires de l’eau. « L’image prenait sa source dans un lointain originel. À partir d ’elle un monde s’était bâti. L’image de ce visage, première si univoque qu’elle ne renvoyait qu’à elle-même. Qu’elle n’avait pour se dresser besoin d’aucune substance, ni d’un décor lui donnant une légitimité dans le monde des souvenirs... » Maxime Coton, “Resplendir“

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. Melody GARREAU / L’innocence Ternie. « L’innocence ternie est un hymne à ma sœur Chloé. Photographie d’un temps d’incertitude, un croisement délicat entre l’enfant et la jeune femme. À dix sept ans, la quête de sa propre identité se révèle être un combat, une recherche à prendre possession de son propre corps. En cherchant ses appuis qui lui permettront son envol, Chloé replonge dans l’absence d’un père et le manque d’une vie de famille. Cela donne un air délicat de déjà vu à notre mère, qui y voit le reflet de son propre abandon. Depuis toujours, Chloé et notre mère ont entretenu une relation complexe, fusionnelle et exclusive. Un lien indéfectible les unit et cela ne va pas sans heurts. Embarquées dans une période d’une violence émotionnelle, disputes et réconciliations rythment leur quotidien. Depuis que j’ai traversé la Manche, ma voix est à la recherche de son écho et mon regard de sa juste distance. Je donne à voir ces quelques photographies comme les pieces éparses d’un puzzle complexe ». Melody Garreau.

Manège ROCHAMBEAU 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. BOURSE des amis du musée Albert Kahn. Les Promenades Photographiques accueillent la Bourse des Amis du Musée Albert Kahn, dont l’engagement pour la culture et la photographie est similaire: encourager des auteurs, leurs visions d’un territoire, mettre en lumière leurs talents et sensibilité, donner à voir de multiples populations et espaces.

ECURIES SUD exposition extérieure. MarC Melki / Et Si C’était Vous ?

Parc du château exposition extérieure. Stéphan GLADIEU / Le Figaro magazine. Hereros, la mémoire d’un peuple massacré.

GARE TGV VENDÔME VILLIERS aux horaires d’ouverture de la Gare. mat jacob / La Tour sentinelle. « Plusieurs routes m’ont mené jusqu’à la barre HLM du quartier des Rottes de Vendôme, destinée à la destruction. A l’initiative des animateurs du Centre Culturel, de David, éducateur, et de la Mairie de Vendôme, les appartements vidés se sont vu réinvestis par des graffeurs, peintres et tagueurs, avec la complicité des habitants. A coup de peinture, ils ont livré un regard sincère et concerné, nourri d’interrogations sur la planète, le monde animal, le vivant… Cela a donné Etat des Lieux, que le public a pu découvrir à l’occasion de portes ouvertes. Plus tard, enfermé à plusieurs reprises entre ces murs, j’ai collecté les messages cryptés d’un collectif éphémère s’ouvrant à d’essentielles questions. Ils m’offraient là un point d’ancrage pour témoigner du monde et de sa mutation, une tour sentinelle, un laboratoire de l’anthropocène, ce concept décrivant la période où l’activité humaine a laissé une trace indélébile de sa présence sur terre, un impact irréversible sur l’écosystème. C’est ici, dans cet édifice voué à l’effondrement, que j’ai lentement et maintes fois voyagé autour de la terre et observé leur désir d’un monde plus juste. J’ai recadré des cadres déjà serrés et tenté de collecter l’universel sur un territoire microcosmique à l’échelle de la planète, pour un éloge de la lenteur et de la décroissance… » Mat Jacob

PARC DES TILLEULS Rue du puits - exposition extérieure. 1. L’Atelier des Photos Et des Mots.

La fabrique du docteur Faton 14h30 > 18h30 · fermé le mardi. 2. CAMPUS international / du 13 au 22 juin

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