IL Y A 100 ANS EN EURE-ET-LOIR - Violent incendie à Châteaudun, une usine détruite

Il y à 100 ans, le jeudi 12 août 1920, un violent incendie se déclarait dans une usine de Châteaudun, située rue Saint-François. Voici le texte publié dans l'édition de la Dépêche d'Eure-et-Loir des 14-15 août 1920.

« Évocateur du tragique rappel de la mobilisation, le tocsin sonnait à Châteaudun, jeudi soir vers 5h ½ en même temps que ce brui se répandait en ville : « le feu est à l'usine de M. Moreau, rue Saint-François ». Une foule nombreuse ne tardait pas à se rassembler au carrefour des rue de Blois, Saint-François et Loyseau, à proximité du foyer de l'incendie signalé au loin par des colonnes d'épaisses fumées.

La situation était en effet particulièrement grave. L'usine de M. Moreau qui s'occupe du triage des poils et résidus de tannerie et de la préparation de la bourre et du feutre est édifiée à peu près au milieu d'un pâté de maisons déjà anciennes et qu'on craignait de voir prendre feu d'un instant à l'autre. C'est ainsi que, devant le danger, tous les habitants de la rue Saint-François furent invités à prendre rapidement ce qu'ils avaient de plus précieux pour le soustraire à la menace des flammes. Ceux dont les maisons se trouvaient à proximité, notamment aux angles des rues Bourbeuse, du Coq et Loyseau déménagèrent rapidement.

Ils en furent heureusement quittes pour la peur et seule l'usine dans laquelle s'était déclarée l'incendie fut détruite. C'est grâce au dévouement de nombreux de nos concitoyens et à la promptitude des secours qu'on n'a pas à déplorer aujourd'hui le désastre qu'eut été l'incendie de tout un quartier. (…)

Vers 7 heures, on avait réussi à préserver les bâtiments voisins et à 8 heures le fléau était maîtrisé. Malheusement les murs de l'usine, seuls, restaient debout, les planchers s'étaient effondrés et le rez-de-chaussée ne présentait qu'un amas de ferraille, de pierres et de débris sur lesquels dansaient les flammes obstinées. On eut au début quelques difficulté à trouver l'eau nécessaire pour alimenter les pompes, grâce au concours de la population, qui fit de longue chaînes, grâce à des bassins qu'on vida, grâce au secours apporté par les pompiers voisins on lutta quand même efficacement et dans des délais relativement courts. »

Le Journal de Chartres du dimanche 15 août 1920, titre « grave incendie à Châteaudun, une fabrique détruite, dégâts considérables » et ajoute dans son récit « on attribue ce sinistre à l'échauffement d'un coussinet qui supportait une effilocheuse et qui a communiqué le feu à la bourre déjà sèche ».

Le Progrès d'Eure-et-Loir du dimanche 15 août 1920, titre « un incendie détruit l'Usine Moreau à Châteaudun ». Le journal indique « Arrivèrent successivement les subdivisions de la Chapelle-du-Noyer, Bonneval (qui a battu le record de la rapidité), Marboué, Saint-Denis-les-Ponts, Lanneray, Logron, etc.. ». Il indique en complément « Ce désastre réduit au chômage 50 ouvriers (hommes et femmes) employés dans cet établissement dont la reconstruction peu demander fort longtemps ».

Le Patriote de Châteaudun titrait son article le 15 août 1920 : « L'Usine Moreau incendiée ».

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